Nous irons !  Oui nous irons à l’action, oui nous appellerons à la grève interprofessionnelle, oui nous appellerons à manifester, sur des revendications claires,


Oui nous irons à l’action, oui nous appellerons à la grève interprofessionnelle, oui nous appellerons à manifester, sur des revendications claires, comme nous avons su le faire au cours des derniers mois, voire des dernières années avec les organisations syndicales qui combattent la remise en cause du code du travail, les ordonnances Macron, les Contre-réformes sur l’assurance chômage et les retraites, la destruction des services publics et les mesures soit disant anti-covid qui restreignent les droits des organisations syndicales et des travailleurs.

L’action, la grève interprofessionnelle ne se décrètent pas, elles se préparent dans le cadre de débats tels que ceux que nous avons eu hier en commission exécutive de l’UD FO 75 de Paris et qui permettent à nos représentants au Comité Confédéral National de pouvoir s’exprimer en portant un mandat.
Elles ne se décrètent pas, elles se préparent à l’occasion des assemblées générales qui doivent se réunir dès maintenant pour s’opposer aux attaques portées contre les droits des travailleurs.

La crise sanitaire qu’on le veuille ou non sert les intérêts de ceux, qui avant cette dernière prévoyaient plans sociaux, licenciements et attaques contre les conventions collectives, les statuts et les droits acquis particulièrement dans les domaines de la protection sociale.
Les centaines de milliards apparaissent, comme par magie, alors qu’aucune augmentation de salaires et des retraites n’étaient possible depuis des années.

Ces centaines de milliards qui en partie seront versés aux entreprises qui n’auront pas à prendre d’engagement particulièrement celui de ne pas licencier.
Alors oui plus que jamais il faut que les revendications portent sur les interdictions des licenciements, sur l’abrogation des ordonnances, sur le retour à des services publics au service des Français, à des hôpitaux qui verront leurs effectifs augmenter, mais qui ne verront pas leurs services d’urgence, leurs services, les lits et les hôpitaux eux-mêmes disparaitre.

Oui à des augmentations de salaires conséquentes pour tous ceux qui se sont mobilisés et qui se mobilisent encore aujourd’hui ; enseignants, caissières, personnels de nettoyage et d’enlèvements des ordures ménagères, personnel d’entretien et de ménage, chauffeurs routiers, livreurs, agents territoriaux et toutes les corporations qui ont assuré la vie de tous les jours et que le Président de la République a dénommé la « deuxième ligne ».

On ne peut non plus, accepter que ce gouvernement et ce Président, au plus fort de la crise aient indiqué que les contre-réformes passaient au second plan quand nous constatons aujourd’hui leur entêtement à remettre en première ligne la réforme de l’assurance chômage et celle des retraites qui entraineront des conséquences désastreuses pour toute la population.

Les augmentations salariales qui pourraient intervenir seront plus que reprises lors du départ en retraite. Un vrai scandale qui n’a jamais été revendiqué par les Français contrairement à ce qu’affirme le Président de la République.




Tout est suffisamment clair pour que nous affirmions qu’il y a une véritable nécessité de préparer avec les travailleurs, avec les organisations syndicales qui partagent nos revendications, une véritable réaction de rejet de cette politique, destructrice d’emplois, cassant les services publics et notamment l’hôpital et la sécurité sociale, ne relocalisant pas l’industrie bradant salaires et retraites, pratiquant une politique de répression à l’encontre des Français.

Préparons tous ensemble l’action, donnons nous la possibilité de préparer la grève interprofessionnelle avec les assemblées générales de salariés, avec les réunions et les actions des retraités, avec les jeunes étudiants et lycéens qui partagent eux aussi nos revendications et qui ont réagi avec nous contre la contre-réforme des retraites et qui réagissent aujourd’hui contre les manques de places en université, contre les frais d’inscription exorbitants pour certains d’entres-eux, contre les répressions qui touchent le monde étudiant lycéen et collégien.

Ces positions seront celles portées lors de nos prochains débats dans nos instances et dans les réunions intersyndicales. Elles sont, nous le pensons, susceptible de faire évoluer les réactions de chacun, pour mener la lutte et gagner comme ont su le montrer les personnels des urgences et des hôpitaux qui se sont mobilisés depuis plusieurs mois voire plus d’une année, pour obtenir 183 € d’augmentation des salaires de tous les personnels.



Paris, le 8 septembre 2020



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