Un monde de dingues et toujours la répression !  C’est une nouvelle très forte mobilisation qui s’est déroulée à Paris, le 24 janvier à l’appel des URIF CGT-FO – CGT – SOLIDAIRES - FSU – CGC – UNEF et UNL avec un parcours de 5,6 km entre la place de la République et la place de la Concorde.


C’est une nouvelle très forte mobilisation qui s’est déroulée à Paris, le 24 janvier à l’appel des URIF CGT-FO – CGT – SOLIDAIRES - FSU – CGC – UNEF et UNL avec un parcours de 5,6 km entre la place de la République et la place de la Concorde.

Succès de cette mobilisation qui permettait de constater que les premiers manifestants arrivaient place de la Concorde quand les derniers quittaient tout juste la place de la République.
L’annonce faite de 350 000 à 400 000 manifestants était parfaitement justifiée.

Succès de cette mobilisation qui accompagnait la grève toujours présente dans de nombreux secteurs : cheminots, RATP, Energie, ports et docks, raffineries et une forte participation dans l’éducation.

Une détermination toujours affirmée qui conduisait les manifestants à annoncer qu’ils seraient présents aux prochains rendez-vous annoncés cette semaine le 29 janvier avec une manifestation régionale et les 30 et 31 dans les départements.

Rien n’a été arrêté au hasard puisque le 24 janvier était le jour du passage du projet en conseil des ministres et le 29 est la veille du début de la « Conférence de financement ». Il y a fort à parier d’ailleurs que ce jour-là les confédérations qui se battent depuis le 5 décembre réaffirmeront leurs positions et notamment sur le financement et tireront rapidement les conclusions de « l’entêtement » du Président de la République et de son gouvernement.

Quant à la CFDT et l’UNSA, elles se répandront en déclaration sur le fait qu’elles ont gagné sur l’âge pivot et sur le reste.

Comme si aujourd’hui, quelqu’un dans notre pays pense un seul instant qu’en « roulant simplement les mécaniques » on peut gagner.
C’est la grève, la mobilisation dans la rue, la détermination des manifestants qui permettent de gagner. C’est nous qui obtenons les reculs.

Au fait, pourquoi l’UNSA, organisation non représentative, est-elle invitée à cette pseudo conférence ? Pourquoi, après nous avoir « enfumés » avec la loi sur la représentativité en 2008, ce gouvernement choisit-il ses interlocuteurs ? Pourquoi l’UNSA serait-elle là ? Et les autres non !! Pourquoi faire bouger le curseur de la représentativité si ce n’est que cette organisation avec la CFDT soutiennent le projet et veulent la mort des 42 régimes existants et plus particulièrement les régimes spéciaux et le code des pensions civiles et militaires.

La manifestation du 24 janvier était une formidable démonstration de mobilisation dans le calme et la détermination.

Le Préfet de police, la veille de cette manifestation appelait les organisations syndicales à la responsabilité. Provocation inutile à l’égard de celles-ci qui depuis toujours et bien avant que ce dernier arrive à Paris, avaient su prendre leurs responsabilités.

Comme nous voudrions qu’il en soit de même de son côté et que la provocation ne soit pas installée comme la règle, à chaque manifestation.
Pourquoi arrêter et la mettre en garde à vue un militant de la CGT, dont le seul crime était d’avoir des gants de motards sur lui ? Pourquoi arrêter et la mettre en garde à vue un militant de la FSU dont la seule faute était de porter son badge d’organisation syndicale en passant les cordons de gardes mobiles ?
A quand l’arrestation de tous ceux qui voudraient tout simplement se rendre à la manifestation, ce qui est parfois le cas lorsqu’on constate les difficultés occasionnées par les barrages de police empêchant l’accès aux lieux des rassemblements.

Il ne faut pas ensuite s’offusquer sur le fait que les réactions aient lieu sur ce qui peut être considérées comme « des dérives autoritaires » pour ne pas aller au-delà.

En tous les cas, l’URIF FO soutient avec force, responsabilité et sang froid tous ceux qui aujourd’hui sont empêchés de dire ce qu’ils pensent, de s’opposer dans le calme à des contre réformes qui vont une nouvelle fois faire entrer dans la précarité beaucoup de travailleurs avec des montants de retraites qui seront tous en baisse.

Elle ne se sent pas seule puisque les sondages démontrent que de plus en plus de Français sont en désaccord avec cette contre-réforme et soutiennent le mouvement de grève qu’ils comprennent.

Le gouvernement devrait lui aussi comprendre et très vite !


Paris, le 27 janvier 2020


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